Elliott Lambert
Né en 1995 à Dijon, fils d’une aide-soignante et d’un paysan, et ayant été élevé dans une ferme aux abords de Dijon entre ville et campagne, j’ai grandi dans une école entourée de deux cèdres énormes, deux fois centenaires, cette école est située à deux pas de la ferme de mon enfance, celle de mes grand parents. J’y installe donc en ce moment mon futur atelier dans la grange de mon grand-père.
L’image que renvoie mes tableaux prend forme dans les souvenirs et les formes du passé, que j’extrapole et que j’idéalise, que je néglige parfois. Ayant du mal à m’arrêter de mettre des couches puis de les enlever frénétiquement, à la recherche de ce que j’ai enfoui sous des strates de matières (à la ponceuse) j’applique en dernier lieu des formes géométriques rappelant les drapeaux damiers, signant les fins de courses sportives automobiles. Une fois le damier appliqué, la peinture est terminée. Les formes géométrique comme les damiers sont nécessaire aujourd’hui, pour apporter en surface un contraste automatique et machinal en différence de ce brouhaha presque indigeste et bourdonnant.
C’est aussi un rapport à la terre. Élevé dans une ferme, au milieu des champs, je n’ai pas suivi le travail de mon père, mais je tends à travailler la matière comme lui peut le faire en retournant ses parcelles, à labourer la surface pour en faire jaillir ce qui fût enseveli. Le travail est un trésor m’a-t-on appris, autant y mettre du cœur à l’ouvrage. Ma peinture ne dépasse donc pour l’instant pas cette idée, mais elle est devenue pour moi, comme un champ à cultiver.
Expositions
