Frédéric Le Junter
Frédéric Le Junter produit dans plusieurs directions : installations sonores et plastiques, performances, concerts, et chansons, objets divers, depuis 1984.
Il s'est concentré ces dernières années sur des machines sonores amplifiées de petites dimensions qu'il utilise en concert. Avec ses machines, il explore la densité, les combinaisons de matières faites et mixées en direct. Chaque machine comporte un ou plusieurs instruments mis en oeuvre par un système mécanique. Il aime montrer l’aspect visuel du son en train de se produire, l’incertitude en action, celle de la machine et la sienne qui joue avec tout ça.
Plus largement, l’outil et son influence sur l’individu l’intéressent, les outils-prothèses, sonores ou non. comme le costume de l’homme-voilier que je présente sous forme d’actions, des mots trouvés-assemblés m’ont conduit à faire des chansons. Il applique également le hasard mécanique à la lumière. Il aréalisé une forme de cinéma d’animation abstrait-concret créé en direct par des objets le plus souvent translucides qui se déplacent à l’intérieur de projecteurs. Il voit la musique comme un travail de l’espace et se sent comme un témoin de la complexité.
« J’aime regarder/écouter le hasard en mouvement, sa vitesse, sa texture, sa densité, percevoir les paramètres que je sens communs avec les différents flux de la réalité qui m’entourent, plus précisément le son, les fréquences qui le composent et l’espace, la météo, les reflets de la lumière, la circulation de l’énergie dans le paysage sonore ou visuel. Je transpose très simplement ces perceptions en sons, en mouvements de lumière, en actions incertaines. »

