Marie-Noëlle Décoret
En 1994, Marie-Noëlle DECORET entreprend, à Rome, une réflexion sur le mouchoir - l’objet - regardé comme carré blanc. Elle expose ce travail à la Chartreuse de Sainte-Croix en Jarez avec le Frac Rhône-Alpes ainsi qu’à la galerie Georges Verney-Carron à Villeurbanne. Parallèlement à ce travail, elle compose un inventaire photographique d’affiches publicitaires rencontrées depuis l’Italie, sur l’image de la femme en milieu urbain. Elle débute la réalisation de ses Peintures d’aveugle en 1995.
En 1996, elle obtient une bourse Villa Medicis hors les murs pour un projet d’œuvres en filigrane qu’elle réalise au sud de Naples, à Amalfi, jusqu’en 1997. Ces quatre déclinaisons sont présentées à Genève en 1998 au Showroom Manzoni. En 1999, la Délégation aux Arts Plastiques lui commande une œuvre en passementerie dans le cadre du projet Métissages, exposé en Europe, Asie, Amérique. La même année, elle reçoit une aide à la production de la Caisse des dépôts et consignations pour ses photographies de la série Tunnels dont trois épreuves se trouvent dans la collection du Centre Pompidou. En 2002 elle débute un travail sur la chambre d’isolement vidée de présence en hôpital psychiatrique.
De 2002 à 2004, elle conçoit et réalise une œuvre monumentale pour le Pôle Optique Rhône-Alpes à Saint-Étienne, Histoire de voir, Portraits réfléchis, alors qu’en 2003, le Centre d’art de la Villa du Parc à Annemasse présente en duo avec Susanna Fritscher un ensemble de ses réalisations dont l’installation Elle… accompagnée de son édition. Entre 2003 et 2004, elle photographie les épaves mises au jour lors de la construction d’un parc souterrain dans le Vieux-Lyon. L’année 2005 voit ses images de la série Portraits réfléchis au musée de beaux-arts de Shanghai, ainsi que sa participation en résonance avec la biennale d’art contemporain de Lyon, Expérience de la durée, à l’Institution des Chartreux. En 2006, elle réside à l’Institut culturel français de Dakar où elle photographie des enfants déguisés pour Mardi gras tout en menant en France au couvent de La Tourette édifié par Le Corbusier, quatre séries de prises de vue sur les cellules des frères dominicains aux solstices et aux équinoxes. Cette intervention fera l’objet d’une exposition dans le couvent en réfection, en résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, et d’une édition à l’automne 2007. L’été 2009, l’artiste participe à la biennale de la céramique de Chateauroux comme à la rétrospective du Frac Franche-Comté à la Saline royale d’Arc-et-Senans. Elle intervient jusqu’au printemps 2010 au musée textile de Bourgoin-Jallieu dans le cadre de Culture et Hôpital alors qu’une de ses photos de la série Tunnels est présente à l’exposition elles au Centre Georges Pompidou.
En 2012, l’artiste expose au Passage de Retz à Paris et au musée d‘Angers dans le cadre d’un hommage à Thomas Gleb. Cette même année à l’automne, le CHU Le Vinatier présente ses photographies Chambres d’isolement. En 2014 elle débute la série Portraits fanés ; les Portraits sanguins en 2016. Ces deux séries sont présentées à l’automne de cette même année à la MAC de Pérouges.
Ses œuvres figurent dans les collections du FNAC, Fonds National d’Art Contemporain, du Centre Pompidou, MNAM, Musée National d’Art Moderne, de la Bibliothèque Nationale de France, de la SACEM, du Frac Franche-Comté, du musée Joseph-Déchelette à Roanne, du musée de Bourgoin-Jallieu, de la Ville de Vénissieux, de l’artothèque et de la Ville de Lyon.
Expositions
