Les sculptures de Pierre-Yves Freund ont une présence riche d’une simplicité qui condense en elles la complexité de ce qu’elles impliquent du rapport au lieu, des relations entre matière et structure ou entre forme et processus. Elles associent la forme au geste, la surface à la trace, la présence à un temps sédimenté. Elles évoquent quelque part cet art de la disposition propre à l’Art du Jardin japonais, mais aussi l’importance du positionnement que l’art minimal a porté dans ses productions. De cette expérience, elles ont aussi tiré cette façon d’impliquer le mouvement même de notre corps dans leur perception. Elles participent enfin d’un art d’inscrire le faire, le geste de la production dans la forme même.
