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Exposition Monographique

Du 06 juillet au 05 août 2024
photos de l'exposition montrant des tissus imprimés de Claude Viallat au mur
Les jeudis, vendredis, samedis et dimanches de 14:30 à 19:00 ou sur rendez-vous
Entrée libre
Une peinture en acrylique, motifs roses et bande noir et marrons sur tissus.

Cette fameuse forme vouée à être considérée comme un haricot, un osselet, une palette ou un corps de femme selon le degré de culture ou de poésie du regardeur, est avant tout une proposition libre anonymeassujettie à toutes les expériences et à toutes les évolutions, répétable à l’infini. Elle s’adapte à tous les fonds et à toutes les toiles de récupération, draps, rideaux, toiles de jean ou toiles de tente, parasols ou des- sus de fauteuil. Elle s’accroche à tous les accidents et se joue de toutes les usures.

Claude Viallat, est né le 18 mai 1936 à Nîmes où il vit. En 1969, il est un des membres fondateurs du groupe Supports /Surfaces rassemblant Pierre-André Arnal, Vincent Bioules, Louis Cane, Marc Devade, Daniel Dezeuze, Noël Dolla,Tony Grand, Bernard Pagès, Jean- Pierre Pincemin, Patrick Saytour et André Valensi.
Si Claude Viallat n’est pas le seul artiste à être resté fidèle à des pratiques et des préceptes instaurés du temps de Supports/Surfaces, il est bien l’unique à les explorer encore avec les mêmes moyens et les mêmes matériaux. De cette ténacité à ne pas abandonner des processus valides et efficaces naît une image para- doxale faite d’entêtement et d’ouverture, où coexistent fixité et mouvement, et ce, depuis l’apparition de cette fameuse forme sans nom qui signe son travail depuis plusieurs décennies.
« Je ne vois aucune nécessité à changer de système. Si j’en changeais, je créerais une autre forme avec le même jeu de forme et de contre-forme qui spécifierait une autre image de marque. Mais cela ne changerait rien à ma recherche, entre la matière et la couleur. Alors pourquoi changer de forme ? La forme n’a pas d’importance. Je vis une grande aventure qui n’est pas du tout terminée. » François Bazzoli, Entretien avec Catherine Lawless, 1991, Galerie Jean Fournier